Lutte contre la gale bactérienne dans les tomates de champ en Ontario : il est temps d’actualiser nos méthodes

Cheryl Trueman, campus de Ridgetown, Université de Guelph; Janice LeBoeuf, spécialiste de la culture des légumes, MAAARO

La gale bactérienne, causée par un groupe de bactéries du genre Xanthomonas, est une menace permanente pour les producteurs ontariens de tomates de champ. Pendant de nombreuses années, on a eu recours à un programme de pulvérisation de bouillies à base de cuivre insoluble pour lutter contre la gale bactérienne dans les plants en motte et les tomates de champ. Les producteurs de plants de repiquage ont été informés d’appliquer du bactéricide à base de cuivre insoluble deux semaines et demie après les semis à intervalles de cinq jours pour un total de cinq applications. Pour les tomates de champ, on recommandait de commencer les traitements de cuivre dans les sept jours suivant le repiquage, comprenant au moins trois applications à sept jours d’intervalle. Sachant que le cuivre et d’autres produits sont relativement peu efficaces contre les maladies bactériennes, la stratégie avait pour but de maîtriser partiellement les populations en début de saison quand ces dernières sont encore peu élevées. Une fois les symptômes sont apparus, les populations de bactéries sont tellement élevées qu’on ne s’attend plus à ce que le traitement ait un effet significatif sur l’évolution de la maladie en ayant recours à un programme de pulvérisations.

P1000636cs Lire la suite

Tache bactérienne des haricots mange-tout

Michael Celetti,  phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

Elaine Roddy, spécialiste des légumes/MAAARO

La tache bactérienne est une maladie grave des haricots mange-tout, particulièrement certaines variétés jaunes. La maladie a provoqué des dommages dans quelques champs de haricots mange-tout en Ontario, le mois dernier. La maladie est causée par une bactérie (Pseudomonas syringae pv. syringae) qui hiverne dans les débris antérieurement infectés de haricots mange-tout ou sur des graines contaminées. Lorsque la pathogène bactérien a été introduit dans un champ, il peut affecter les plantes et se multiplier sur les nouveaux re-semis spontanés de haricots mange-tout. On a également découvert que la bactérie peut survivre pendant un certain temps sur la surface des plantes sans causer de symptômes pathologiques.

Lire la suite

Un sol sain + des racines saines = bons rendements

Laura L. Van Eerd et Steven Loewen, Campus Ridgetown, Université de Guelph

Nous connaissons la valeur d’un bon sol et d’un système racinaire sain. Des producteurs de tomates de transformation du Sud-Ouest de l’Ontario en ont saisi toute l’importance à l’été de 2009, lorsqu’ils ont observé des symptômes culturaux inhabituels, qui se sont traduits par des pertes de rendement d’environ 30 % et plus dans certains champs. Ce phénomène, connu par la suite sous le nom de « complexe du dépérissement des plants », a semblé attribuable à un amalgame de différentes maladies racinaires. Le contrôle s’en trouve compliqué du fait que les conditions qui facilitent la suppression d’un champignon semblent en favoriser un autre. Alors que le phytogénéticien Steven Loewen s’employait à créer des variétés résistantes, la professeure Laura Van Eerd a adopté une autre stratégie. Elle a choisi plutôt de s’intéresser au sol et de mettre à l’essai une variété d’amendements de sol, dans l’espoir que ces traitements puissent promouvoir l’établissement de populations bactériennes et de mycoflores plus saines dans la zone racinaire de la tomate, favorisant ainsi une meilleure santé racinaire et une meilleure production.

Lire la suite

Sortez et dépistez les symptômes de la rouille de l’asperge

Elaine Roddy, spécialiste de la culture des légumes/MAAARO

Nous avons eu des signalements de la rouille de l’asperge dans les nouvelles plantations. Il est maintenant temps de sortir et d’aller faire du dépistage, notamment dans les champs âgés de deux ans, et de vérifier tout plant d’asperges qui pousse spontanément aux abords des champs en production. Ces plants agissent souvent comme une source d’inoculum pour la culture commerciale plus tard dans la saison.

Lire la suite

Risques de propagation de pourritures à Phytophthora par l’eau d’irrigation dans les cucurbitacées et les poivrons

Elaine Roddy, spécialiste de la culture des légumes/MAAARO

Les pourritures causées par Phytophthora capsici représentent une maladie grave et complexe des poivrons et des cucurbitacées. Sous des conditions environnementales adéquates, l’infection peut rapidement se propager et détruire entièrement une culture en quelques jours. Les choix de produits de lutte chimique sont limités et, de plus, ils ne procurent souvent qu’une maîtrise partielle et non complète de l’agent pathogène.

Lire la suite

Le mélange en cuve et la comptabilité des pesticides – essai de floculation (flacon)

Jason S. T. Deveau, PhD, spécialiste de la technologie d’application des pesticides, MAAO et MAR;
James D. Reiss, Precision Laboratories;
Helmut Speiser, ingénieur agricole, MAAO et MAR

Pensez-vous vous servir d’un nouveau mélange en cuve cette année? Peut-être deux nouveaux fongicides, ou un nouvel adjuvant? Avant de vous risquer à utiliser un nouveau mélange en cuve non testé, assurez-vous de bien savoir ce que vous faites. Les utilisateurs de pesticides de la catégorie à usage commercial pour la protection phytosanitaire ou la gestion de la végétation peuvent appliquer des mélanges en cuve non mentionnés sur l’étiquette des pesticides homologués s’ils respectent les conditions suivantes :

Lire la suite

Évaluation de trousses de diagnostic de poche faciles à utiliser pour diagnostiquer les maladies des plantes

Michael Celetti, phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles

Un diagnostic rapide et précis des agents pathogènes des plantes permet aux producteurs d’avoir recours à des pratiques de gestion à un stade de croissance plus hâtif et de choisir les mesures et les produits appropriés de protection des plantes. Il peut toutefois être difficile d’identifier les maladies, car cela exige certaines connaissances, de l’habileté et de l’expérience. Si des échantillons de plants malades doivent être transmis à un laboratoire pour identification ou confirmation, la maladie risque de s’aggraver et de se propager avant que les résultats soient revenus et que des mesures appropriées soient prises. Une technologie, comme le test ELISA, a été mise au point au cours des 20 à 30 dernières années pour l’identification rapide des agents pathogènes et le diagnostic de la maladie. Il existe maintenant plusieurs trousses qui permettent l’identification de certains pathogènes et un diagnostic rapide.

Lire la suite