Stratégies de gestion pour lutter contre l’amarante résistante dans la culture de la carotte

Kristen Obeid, chargée de programme, lutte contre les mauvaises herbes, horticulture – MAAARO/Clarence Swanton, Université de Guelph

Problème

Les producteurs de carotte, notamment, sont aux prises avec l’amarante résistante, dans les exploitations de culture en grand en Ontario. Ce problème a été étudié abondamment en 2011 et 2012. Aussi loin qu’en 1997, on signalait une résistance aux herbicides du groupe 5 (prométryne), puis en 1998, aux herbicides du groupe 2 (rimsulfuron). En 1999, on constatait une résistance aux herbicides du groupe 7 (linuron). Certaines populations de mauvaises herbes sont multi-résistantes (à la fois aux herbicides du groupe 5 et du groupe 7 et même de trois groupes différentes d’herbicides). Lire la suite

Advertisements

NOUVEAUX! Série de tutoriels sur le portail Agri Cartes et l’application Atlas de l’information agricole

Le coup d’envoi est lancé!

Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) a préparé une nouvelle série de tutoriels pour vous aider à utiliser l’Atlas de l’information agricole (AIA), une application en ligne qui vous permet de créer des cartes personnalisées et de trouver de l’information agricole propre à l’Ontario. Vous trouverez le lien vers l’AIA sur Agri Cartes, le Portail de l’information géographique, à ontario.ca/agricartes – un point d’accès unique aux données géospatiales du MAAARO.

Lire la suite

Changements à la Liste des mauvaises herbes nuisibles en vigueur le 1er janvier 2015

Le 1er janvier 2015, neuf mauvaises herbes sont ajoutées, et neuf sont retirées

Le 1er janvier 2015, les neuf mauvaises herbes suivantes sont ajoutées à la Liste des mauvaises herbes nuisibles (en application de la Loi sur la destruction des mauvaises herbes) :

centaurée chondrilloïde stipe à feuilles dentées anthrisque des bois
éjilope cylindrique gaillet mollugine panais sauvage
kudzu séneçon jacobée ériochloé velue

Lire la suite

Besoin d’information sur les cultures couvre-sol?

Anne Verhallen, spécialiste de la gestion des sols (cultures horticoles)/MAAARO

Les cultures couvre-sol peuvent être intégrées, dans de nombreux cas, dans les rotations de cultures horticoles, soit avant les cultures semées tard, comme les citrouilles, afin de maîtriser partiellement les mauvaises herbes, ou après les cultures récoltées tôt comme les pois, les haricots mange-tout afin de recouvrir et de protéger le sol tout en améliorant sa structure. On peut aussi les utiliser après le blé d’automne pour lutter contre les mauvaises herbes résistantes dans la rotation ou dans le cadre d’une rotation d’ensemble en vue de combattre les nématodes avant de planter des fraisiers.

Vous cherchez plus de renseignements sur les liens entre cultures couvre-sol et herbicides ou sur les caractéristiques d’une espèce particulière utilisée à cette fin? Il existe une version améliorée du Purdue Midwest Cover Crop Field Guide (un guide pratique sur les cultures couvre-sol publié en anglais seulement). Le guide de poche, publié le lundi 22 septembre, est produit par l’université Purdue et le Midwest Cover Crops Council. Le premier guide sur les cultures couvre-sol avait été publié en février 2012. Le guide a été révisé pour répondre à l’intérêt croissant pour ces cultures dans le Midwest et aux demandes de renseignements additionnels.

« Toute cette nouvelle information aidera les producteurs à mieux choisir les cultures couvre-sol appropriées à leur situation et à mieux gérer ces dernières , ce qui ne peut qu’être profitable pour le sol et les cultures commerciales », a affirmé Eileen Kladivko, professeur d’agronomie à Purdue.

Sept nouveaux sujets sont traités dans le guide révisé :

* Démarrage de cultures couvre-sol.

* Raison justifiant l’intégration des cultures couvre-sol dans les différents systèmes de rotation.

* Cultures couvre-sol suggérées dans les rotations courantes.

* Effets des cultures couvre-sol sur les rendements des cultures commerciales.

* Facteurs climatiques incluant la rusticité et l’utilisation d’eau.

* Taux de semis et pratiques culturales printanières adaptés aux conditions climatiques.

* Nouvelles cultures couvre-sol.

Le guide fournit également plus de renseignements sur la rémanence des herbicides, l’épandage de fumier et de biosolides, les questions d’assurance-récolte (dans le contexte américain cependant). Les recherches effectuées en Ontario ont été largement utilisées pour l’édition révisée, surtout en ce qui concerne la rémanence des herbicides (Dr Darren Robinson, campus de Ridgetown de l’Université de Guelph)

On peut se procurer la deuxième édition du guide au Education Store de Purdue Extension à www.the-education-store.com. ( site en anglais seulement). Faites votre recherche par le nom de la publication ou par le code de produit, ID-433.

Voir le vidéoclip (en anglais seulement) du professeur d’agronomie Eileen Kladivko de l’université Purdue qui explique les avantages des cultures couvre-sol à http://youtu.be/2NIyQeZ8jxQ

fig 1

Responsabilité pour la gestion du phosphore

Christoph Kessel, chargé de programme, nutrition et horticulture/MAAARO

Lac Érié, prolifération des algues, phosphore et agriculture.

On en a parlé dans l’actualité ces dernières semaines. Plus tôt au cours de l’année, la Commission mixte internationale publiait son rapport intitulé Un régime de santé pour le lac Érié, où elle relève trois points importants pour l’agriculture en Ontario :

  1.  L’activité agricole est une des grandes sources de charge en phosphore du lac Érié.
  2. Ces charges sont principalement dues à l’épandage d’engrais et au fumier.
  3. Les principales charges dans le lac se produisent pendant la fonte des neiges du printemps et lors des fortes pluies.

Lire la suite

Le mildiou en Ontario

Michael Celetti, phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

On considère que le mildiou est une maladie communautaire. Lorsqu’il est décelé dans une région, toutes les cultures vulnérables à proximité sont menacées. Il est important que les producteurs de tomates et de pommes de terre, particulièrement dans le comté de Simcoe, appliquent un programme régulier et efficace de fongicide pour protéger leurs cultures. On parvient à réprimer au maximum la maladie en procédant à l’épandage de fongicides avant l’arrivée du pathogène et de l’infection. Ceux qui font la culture classique de la tomate, qui appliquent un programme régulier d’épandage de fongicide pour protéger leurs cultures de l’anthracnose, de l’alternariose (ou brûlure bactérienne) ou de la bactériose, les protègent également contre le mildiou, mais des fongicides plus spécifiques au mildiou pourraient aussi être nécessaires (voir la publication 838 du MAAARO).

Lire la suite

Tache bactérienne des haricots mange-tout

Michael Celetti,  phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

Elaine Roddy, spécialiste des légumes/MAAARO

La tache bactérienne est une maladie grave des haricots mange-tout, particulièrement certaines variétés jaunes. La maladie a provoqué des dommages dans quelques champs de haricots mange-tout en Ontario, le mois dernier. La maladie est causée par une bactérie (Pseudomonas syringae pv. syringae) qui hiverne dans les débris antérieurement infectés de haricots mange-tout ou sur des graines contaminées. Lorsque la pathogène bactérien a été introduit dans un champ, il peut affecter les plantes et se multiplier sur les nouveaux re-semis spontanés de haricots mange-tout. On a également découvert que la bactérie peut survivre pendant un certain temps sur la surface des plantes sans causer de symptômes pathologiques.

Lire la suite