Lutte contre la gale bactérienne dans les tomates de champ en Ontario : il est temps d’actualiser nos méthodes

Cheryl Trueman, campus de Ridgetown, Université de Guelph; Janice LeBoeuf, spécialiste de la culture des légumes, MAAARO

La gale bactérienne, causée par un groupe de bactéries du genre Xanthomonas, est une menace permanente pour les producteurs ontariens de tomates de champ. Pendant de nombreuses années, on a eu recours à un programme de pulvérisation de bouillies à base de cuivre insoluble pour lutter contre la gale bactérienne dans les plants en motte et les tomates de champ. Les producteurs de plants de repiquage ont été informés d’appliquer du bactéricide à base de cuivre insoluble deux semaines et demie après les semis à intervalles de cinq jours pour un total de cinq applications. Pour les tomates de champ, on recommandait de commencer les traitements de cuivre dans les sept jours suivant le repiquage, comprenant au moins trois applications à sept jours d’intervalle. Sachant que le cuivre et d’autres produits sont relativement peu efficaces contre les maladies bactériennes, la stratégie avait pour but de maîtriser partiellement les populations en début de saison quand ces dernières sont encore peu élevées. Une fois les symptômes sont apparus, les populations de bactéries sont tellement élevées qu’on ne s’attend plus à ce que le traitement ait un effet significatif sur l’évolution de la maladie en ayant recours à un programme de pulvérisations.

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Le mildiou en Ontario

Michael Celetti, phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

On considère que le mildiou est une maladie communautaire. Lorsqu’il est décelé dans une région, toutes les cultures vulnérables à proximité sont menacées. Il est important que les producteurs de tomates et de pommes de terre, particulièrement dans le comté de Simcoe, appliquent un programme régulier et efficace de fongicide pour protéger leurs cultures. On parvient à réprimer au maximum la maladie en procédant à l’épandage de fongicides avant l’arrivée du pathogène et de l’infection. Ceux qui font la culture classique de la tomate, qui appliquent un programme régulier d’épandage de fongicide pour protéger leurs cultures de l’anthracnose, de l’alternariose (ou brûlure bactérienne) ou de la bactériose, les protègent également contre le mildiou, mais des fongicides plus spécifiques au mildiou pourraient aussi être nécessaires (voir la publication 838 du MAAARO).

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