Dénombrement des nématodes : un bon échantillonnage et une manipulation appropriée sont la clé du succès! (1re partie)

Janice LeBoeuf, spécialiste de la culture des légumes

Le printemps est le bon moment pour prélever des échantillons dans les champs servant aux cultures horticoles afin de vérifier la présence de nématodes phytoparasites. Il y a moins de nématodes au printemps qu’à l’automne, mais les seuils actuels de nuisibilité des nématodes sont basés sur l’échantillonnage effectué au printemps.

Si vous avez déjà prélevé des échantillons pour détecter la présence de nématodes dans le sol, vous avez probablement lu (espérons-le!) les lignes directrices concernant le prélèvement d’échantillons et leur manipulation. Mais qu’arrive-t‑il si les choses ne se passent pas comme prévu et que les échantillons ne sont pas réfrigérés tout de suite ou que la personne à qui vous avez demandé de faire le prélèvement n’a pas suivi vos instructions à la lettre? Les échantillons sont‑ils quand même fiables? Quelles sont les actions sans conséquence et celles qui donneront des résultats complètement erronés? Lorsque vous vous donnez la peine de prélever des échantillons et que vous êtes sur le point de payer un laboratoire pour qu’il effectue le dénombrement des nématodes, vous devez connaître la réponse à cette question. Lire la suite

Advertisements

Lutte contre la gale bactérienne dans les tomates de champ en Ontario : il est temps d’actualiser nos méthodes

Cheryl Trueman, campus de Ridgetown, Université de Guelph; Janice LeBoeuf, spécialiste de la culture des légumes, MAAARO

La gale bactérienne, causée par un groupe de bactéries du genre Xanthomonas, est une menace permanente pour les producteurs ontariens de tomates de champ. Pendant de nombreuses années, on a eu recours à un programme de pulvérisation de bouillies à base de cuivre insoluble pour lutter contre la gale bactérienne dans les plants en motte et les tomates de champ. Les producteurs de plants de repiquage ont été informés d’appliquer du bactéricide à base de cuivre insoluble deux semaines et demie après les semis à intervalles de cinq jours pour un total de cinq applications. Pour les tomates de champ, on recommandait de commencer les traitements de cuivre dans les sept jours suivant le repiquage, comprenant au moins trois applications à sept jours d’intervalle. Sachant que le cuivre et d’autres produits sont relativement peu efficaces contre les maladies bactériennes, la stratégie avait pour but de maîtriser partiellement les populations en début de saison quand ces dernières sont encore peu élevées. Une fois les symptômes sont apparus, les populations de bactéries sont tellement élevées qu’on ne s’attend plus à ce que le traitement ait un effet significatif sur l’évolution de la maladie en ayant recours à un programme de pulvérisations.

P1000636cs Lire la suite

Le mildiou en Ontario

Michael Celetti, phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

On considère que le mildiou est une maladie communautaire. Lorsqu’il est décelé dans une région, toutes les cultures vulnérables à proximité sont menacées. Il est important que les producteurs de tomates et de pommes de terre, particulièrement dans le comté de Simcoe, appliquent un programme régulier et efficace de fongicide pour protéger leurs cultures. On parvient à réprimer au maximum la maladie en procédant à l’épandage de fongicides avant l’arrivée du pathogène et de l’infection. Ceux qui font la culture classique de la tomate, qui appliquent un programme régulier d’épandage de fongicide pour protéger leurs cultures de l’anthracnose, de l’alternariose (ou brûlure bactérienne) ou de la bactériose, les protègent également contre le mildiou, mais des fongicides plus spécifiques au mildiou pourraient aussi être nécessaires (voir la publication 838 du MAAARO).

Lire la suite

Tache bactérienne des haricots mange-tout

Michael Celetti,  phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

Elaine Roddy, spécialiste des légumes/MAAARO

La tache bactérienne est une maladie grave des haricots mange-tout, particulièrement certaines variétés jaunes. La maladie a provoqué des dommages dans quelques champs de haricots mange-tout en Ontario, le mois dernier. La maladie est causée par une bactérie (Pseudomonas syringae pv. syringae) qui hiverne dans les débris antérieurement infectés de haricots mange-tout ou sur des graines contaminées. Lorsque la pathogène bactérien a été introduit dans un champ, il peut affecter les plantes et se multiplier sur les nouveaux re-semis spontanés de haricots mange-tout. On a également découvert que la bactérie peut survivre pendant un certain temps sur la surface des plantes sans causer de symptômes pathologiques.

Lire la suite

Sortez et dépistez les symptômes de la rouille de l’asperge

Elaine Roddy, spécialiste de la culture des légumes/MAAARO

Nous avons eu des signalements de la rouille de l’asperge dans les nouvelles plantations. Il est maintenant temps de sortir et d’aller faire du dépistage, notamment dans les champs âgés de deux ans, et de vérifier tout plant d’asperges qui pousse spontanément aux abords des champs en production. Ces plants agissent souvent comme une source d’inoculum pour la culture commerciale plus tard dans la saison.

Lire la suite