Le mildiou en Ontario

Michael Celetti, phytopathologiste et chargé de programme, cultures horticoles/MAAARO

On considère que le mildiou est une maladie communautaire. Lorsqu’il est décelé dans une région, toutes les cultures vulnérables à proximité sont menacées. Il est important que les producteurs de tomates et de pommes de terre, particulièrement dans le comté de Simcoe, appliquent un programme régulier et efficace de fongicide pour protéger leurs cultures. On parvient à réprimer au maximum la maladie en procédant à l’épandage de fongicides avant l’arrivée du pathogène et de l’infection. Ceux qui font la culture classique de la tomate, qui appliquent un programme régulier d’épandage de fongicide pour protéger leurs cultures de l’anthracnose, de l’alternariose (ou brûlure bactérienne) ou de la bactériose, les protègent également contre le mildiou, mais des fongicides plus spécifiques au mildiou pourraient aussi être nécessaires (voir la publication 838 du MAAARO).

Nous recommandons également, particulièrement à cette période, après un temps humide, d’inspecter les champs afin de dépister les plantes malades. Si vous repérez quelques plantes infectées dans un groupe, arrachez-les et placez-les dans un sac-poubelle et débarrassez-vous en loin du champ avant de procéder à l’épandage d’un fongicide efficace. Ne transportez pas les plantes infectées dans le champ sans les placer d’abord dans un sac-poubelle.

Les premiers symptômes se présentent comme des lésions de vert pâle à grises d’aspect mouillé sur les feuilles et les tiges de la tomate et les plants de tomate. Par temps frais (18 à 25C), les lésions s’étendent rapidement et, souvent, se présentent comme des taches brunes nécrosées entourées par un halo vert pâle ou jaune (figure 1). Sur les tiges et les pétioles des feuilles, les lésions du mildiou ont une apparence brun chocolat (figure 2). Des marbrures d’aspect graisseux et mouillé se développent sur le dessus et les côtés du fruit et finissent par s’affaisser et former une pourriture brune (figure 3).

Figure 1. Lésion de mildiou sur une feuille de tomate, ayant l’aspect d’une tache brune entourée d’un halo vert pâle ou jaune.

Figure 1. Lésion de mildiou sur une feuille de tomate, ayant l’aspect d’une tache brune entourée d’un halo vert pâle ou jaune.

Figure 2. Lésions sur les tiges de tomate provoquées par le pathogène du mildiou et se présentant comme des taches brun foncé qui finissent par s’étendre et ceinturer la tige.

Figure 2. Lésions sur les tiges de tomate provoquées par le pathogène du mildiou et se présentant comme des taches brun foncé qui finissent par s’étendre et ceinturer la tige.

Figure 3. Lésions sur la tomate, se présentant d’abord comme une tache grise graisseuse humide qui brunit et affaisse.

Figure 3. Lésions sur la tomate, se présentant d’abord comme une tache grise graisseuse humide qui brunit et affaisse.

Depuis une décennie, les scientifiques d’Amériques du Nord étudient et surveillent les diverses souches qui se sont développées par recombinaison sexuelle et qui se propagent dans toute l’Amérique du Nord. Il existe plusieurs souches du pathogène, certaines infectant surtout les pommes de terre, d’autres s’attaquant surtout aux tomates, tandis que nombre de souches infectent les deux types de cultures. La souche US-23 est la plus répandue cette année dans les États du Nord-Est et peut infecter à la fois la tomate et la pomme de terre.

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