Gestion de l’eau de lavage pour protéger le cours d’eau de votre exploitation agricole

Deanna Németh, programme de gestion des éléments nutritifs (horticulture), MAAO et MAR

Les producteurs de fruits et légumes cherchent des méthodes peu coûteuses pour gérer les eaux de lavage. Dans le lavage des fruits et légumes, les caractéristiques physiques de l’eau de lavage varient en fonction de votre exploitation. Les caractéristiques peuvent être très différentes entre l’eau potable utilisée pour rincer les fruits et légumes avant le conditionnement et l’eau de lavage à forte teneur en sédiments terreux provenant du rinçage de la terre adhérant aux légumes-racines ou encore les résidus ou pelures de brossage des légumes avant le conditionnement et la mise en marché. Les flux de déchets liquides et solides doivent être gérés afin de protéger la qualité de l’eau à la ferme et dans les environs.

Les solutions de gestion peu coûteuses pour séparer les solides et les liquides de l’eau de lavage comprennent notamment les étangs facultatifs permettant la décantation des solides, les marais artificiels, les tamis ou les filtres de fibres pour éliminer les sédiments, et enfin, les bassins de décantation. Les solides ainsi extraits peuvent être mis à composter dans des andins adéquatement retournés et aérés, ou encore, ils peuvent être acheminés dans un système de traitement anaérobie pour la production de biométhane. Une solution à faible coût pour gérer les solides décantés peut être leur épandage en surface et leur intégration dans le sol conformément à la Loi sur la gestion des éléments nutritifs.

L’eau de lavage issue de la séparation peut être utilisée pour l’irrigation des sols de la ferme; toutefois, il est important de tenir compte de la salubrité des aliments avant d’irriguer sur des cultures à consommer en frais. Les normes de qualité de l’eau d’irrigation, en ce qui a trait aux pathogènes, sont les suivantes : Escherichia coli : 100 bactéries par 100 mL d’eau et coliformes totaux : 1 000 bactéries par 100 mL d’eau selon Environnement Canada, dans les Recommandations canadiennes pour la qualité des eaux : protection des utilisations de l’eau à des fins agricoles, 2002 http://ceqg-rcqe.ccme.ca/?lang=fr. Une bonne pratique agricole est de tenir des dossiers d’analyse de l’eau, ce qui est en même temps un aspect important de la planification de la salubrité des aliments à la ferme. Pour en savoir plus sur les normes d’irrigation, visitez http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/10-038.htm

Il est important de comprendre que quiconque rejette des eaux usées ayant des effets néfastes sur les eaux de ruissellement ou les eaux souterraines commet une infraction en vertu de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario. Les eaux usées, même si elles ne renferment pas de concentrations élevées de tel ou tel contaminant, peuvent quand même nuire à la qualité des eaux des cours d’eau s’il y a une forte concentration de solides en suspension ou une demande biochimique en oxygène (DBO) élevée. Plus le matériau a une demande biochimique en oxygène élevée, moins il y aura d’oxygène disponible dans l’eau pour permettre aux poissons et aux autres organismes de survivre.

S’assurer de gérer les déchets fait partie d’un bon plan d’entreprise et aidera à assurer la protection de la qualité de l’eau autour de votre exploitation agricole.

 

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