Actualités 2013 sur la punaise marbrée en Ontario

Hannah Fraser, chef du programme d’entomologie (horticulture); Denise Beaton, chargée de programme, protection des cultures

Le premier signalement officiel de punaise marbrée en Ontario est venu d’un propriétaire de Hamilton à l’automne 2010. Depuis, il y a eu plus de 90 cas confirmés de détection par des propriétaires en zone urbaine et une population en âge de se reproduire a été identifiée dans la région d’Hamilton à l’été 2012. La majorité des détections concerne Hamilton/Burlington à l’automne 2012 et l’hiver 2013 (les adultes s’installent à l’intérieur des bâtiments pour passer l’hiver), mais la punaise marbrée a également été détectée dans la région du Grand Toronto, Newboro, Windsor et plus récemment Cedar Springs. Avec l’augmentation de la sensibilisation de la population à la présence de la punaise marbrée, il est probable que les détections et les signalements se multiplient en Ontario.

Une détection précoce est essentielle pour limiter les dégâts causés par la punaise marbrée. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et le ministère des Affaires rurales de l’Ontario (MAAO et MAR), avec l’Université de Guelph (Dre Cynthia Scott-Dupree) et le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (Dre Tara Gariepy), vont conduire des enquêtes dans le sud de l’Ontario en 2013-2014. Ces enquêtes doivent mettre en évidence la répartition et l’abondance des punaises marbrées; identifier les habitats propices à la prolifération des punaises marbrées, ainsi que les zones agricoles présentant un risque élevé de dégâts; et également permettre de faire l’inventaire des ennemis naturels de la punaise marbrée.
Les hôtes potentiels de la punaise marbrée sont nombreux, notamment les cultures agricoles telles que les arbres fruitiers/noix, petits fruits, raisin, tomates, poivre, maïs sucré, soya, céréales et plantes d’ornement. Cependant, elle peut également se nourrir et se reproduire sur de nombreux arbres et arbustes à feuilles caduques communs (catalpa, érable, frêne, ailante glanduleux, lilas, nerprun, etc.), ce qui permet à la population de grossir dans les zones non traitées. Étant donné que la punaise marbrée passe d’hôte en hôte durant la saison, il existe un risque pour les cultures à proximité. La punaise marbrée est souvent observée en premier à la limite des cultures bordant les bois, il faut donc s’assurer d’inclure ces zones dans la surveillance des autres ravageurs. L’infestation peut se produire entre juin et septembre.

Bien que la punaise marbrée n’ait été identifiée dans aucune culture agricole jusqu’à présent, les cultivateurs doivent être attentifs dans leur activité à la fois à l’intérieur (adultes hivernant) et à l’extérieur (sur les cultures et les plantes d’ornement). Le repérage de signes d’infestation et de dégâts sur les cultures a fait défaut dans d’autres zones. Il existe plusieurs insecticides approuvés pour la réduction ou l’élimination de la punaise marbrée au Canada (Lannate, Malathion, Clutch et Actaral); cependant, ils ne concernent pas toutes les cultures susceptibles d’être touchées. Aucun seuil pour la punaise marbrée n’a été établi aux États-Unis, mais comme chaque vague provoque des dégâts, la tolérance est très limitée pour les cultures horticoles. Pour les actualités sur la recherche en matière de lutte contre la punaise marbrée, visitez le site http://www.stopbmsb.org (en anglais seulement).

Ce projet est financé par le partenariat entre le MAAO et le MAR/Université de Guelph sur le thème de la gestion des situations d’urgence 2013/2014, avec le soutien financier de Grain Farmers of Ontario, Ontario Apple Growers, Niagara Peninsula Fruit and Vegetable Growers’ Association, Tender Fruit Producers et Grape Growers of Ontario.

Pour plus d’informations sur la façon de distinguer la punaise marbrée des autres punaises des bois et autres insectes similaires, visitez notre site Web http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/insects/bmsb-resources.html. Nous vous encourageons à signaler les punaises marbrées au Centre d’information agricole (courriel ag.info.omafra@ontario.ca ou 1-877-424-1300). La meilleure façon de préserver les spécimens, et d’éviter de les écraser, est de les placer dans un petit conteneur avec de l’alcool à friction ou du vinaigre. Des photos numériques de bonne qualité, montrant des caractéristiques clés comme les deux bandes blanches sur chaque antenne, peuvent également être utiles pour identifier la punaise marbrée.

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